jeudi 20 octobre 2011

Prises de vues aériennes

J'ai tenté pour la première fois lundi dernier de prendre des images vidéos depuis le ciel. J'avais le choix entre plusieurs types d'appareils volants, qui ont chacun leurs caractéristiques et leur coût.


Étant novice en la matière, je ne savais pas trop vers quoi me tourner, bien que, quelques notions m'ont permis de faire un choix. J'avais la possibilité de choisir entre :

- La montgolfière
L'avantage de la montgolfière, c'est son côté apaisant, lent, qui permet, je pense, de réaliser des plans stables, en hauteur, ou proche du sol.
Les inconvénients, le trajet aléatoire, qui fait que l'on ne va pas filmer forcément ce que l'on veut, embêtant si l'on a un sujet précis. C'est le moyen de transport le plus soumis aux aléas météorologiques. Le soleil bien sûr, mais surtout le vent (prise au vent de l'appareil de prise de vue, et tremblement de la nef). Du coup on ne vole pas quand on veut. Du coup, lorsqu'il y a un créneau, le départ c'est maintenant, et pas un autre moment. Il faut donc un agenda souple.
Il faut compter environ 250€ pour 1 heure de vol.

- Un petit avion de tourisme
L'avantage, ça va où on veut, et plus ou moins quand on veut, hiver comme été. Selon les appareils, les fenêtres s'ouvrent ou pas.
Les inconvénients, ça vibre, on ne peut pas voler trop bas, ça va vite (200 km/h, mais c'est aussi un avantage). Les ailes, toujours dans le champ, donc ça limite au niveau prise de vue.
Il faut compter environ 150€ pour 1 heure de vol.

- L'hélicoptère
L'avantage de cet appareil, c'est qu'à priori on peut être à n'importe quelle altitude, on peut avancer, s'arrêter, tourner, ça me paraît assez souple dans les trajectoires que l'on peut faire. On peut éventuellement ouvrir porte ou fenêtre.
Les inconvénients, outre le tarif, je pense que ça doit vibrer un peu voir pas mal (je n'ai jamais testé ce type de transport).
Il faut compter presque 800€ pour 1/2 heure de vol.


Au final, j'ai donc opté pour l'avion. Il fallait voler rapidement (j'avais quelques jours devant moi, mais pas plus), pour une somme modique, et il fallait parcourir une distance assez conséquente (chose impossible à faire en montgolfière).


Les images sont-elles réussies ? Hum...pas tellement ! Au niveau vol, ces petits avions vibrent énormément. J'avais pourtant un caméscope assez conséquent (Canon XF300), équipé d'un stabilisateur, mais rien n'y fait... Du coup, souvent les vibrations faisaient apparaître les ailes, ou la queue de l'avion.

Le premier testé avait les ailes en haut, je pouvais donc ouvrir la fenêtre. L'avantage était d'éviter tout reflet, par contre impossible de mettre la caméra dehors, à 200 km/h, ça me faisait vibrer 2 fois plus... (testez simplement en voiture sur l'autoroute, vous comprendrez rapidement).

Le deuxième avion avait les ailes en dessous, pas de fenêtre à ouvrir, donc 2 défauts majeurs par rapport à l'autre. Malgré tout les images sont plus réussies. Certes j'ai souvent eu des reflets, mais l'avion était plus rapide et peut-être moins soumis aux tremblements (les images restent affreuses rassurez-vous). Pour éviter l'aile, le pilote (je ne connais pas le terme) penchait son avion, et comme on tournait au-dessus d'un village, ça allait bien...

Je rattraperais les tremblements numériquement, mais je perdrais en résolution, malheureusement...

Autre problème, mais celui-là vient de la météo, malgré le soleil parfait ce jour-là, il y avait un léger voile blanc qui ne mettait absolument pas en valeur les images lors du vol... (comme le prouve ce cliché avant/après une légère retouche)


Il resterait à tester les drones ou hélicos radiocommandés, mais il y aurait la limite de la hauteur, l'influence du vent trop important, la vitesse peut être limitée, le coût... Ou encore la tête gyrostabilisée sur un hélicoptère, mais l'à on parle de 8000€ / jour sans hélico... On peut aussi imaginer le parapente, mais je ne pense pas que ce soit une solution viable, très limité en mouvement et/ou lieux de tournage, certainement aussi très peu stable.

Votre avis m'intéresse en tout cas si vous avez déjà eu l'expérience de ce type de tournage...

lundi 10 octobre 2011

Lipdub de la faculté Dentaire de Clermont

Je me suis retrouvé ces derniers jours à devoir bosser sur un Lipdub (vidéo qui consiste en un plan séquence à parcourir un bâtiment sur fond musical dont les intervenants chantent en play back...) pour la faculté de Chirurgie Dentaire de Clermont-Ferrand. Type de vidéo rendu célèbre en France il y a quelques mois par le lipdub des jeunes UMP, mais qui existe bien évidement depuis des années.

Ces vidéos sont devenues ultra populaires en milieu universitaire, chaque fac, chaque école fait le siens. Il existe donc une ribambelle de ces vidéos. A la base j'ai trouvé le concept très intéressant, mais comme le reste, une fois que c'est repris par tout le monde, difficile de se démarquer, puisque très vite sa propre vidéo ressemble aux millier d'autres...

Quand on m'a proposé ce tournage, j'étais tout sauf partant et motivé, je savais que l'on allait refaire un truc déjà vu, et je me suis toujours dit que si je devais en réaliser un, je tenterais des trucs nouveaux, mais faute de temps j'ai laissé les étudiants imaginer leur film, je ne me chargeais plus que de mettre en boîte ce que l'on me proposait. Au final, même si on y trouve quelques originalités, ce lipdub ressemble aux autres, mais je me suis quand même pris au jeu, d'autant que les 2 étudiants qui ont géré le projet ont vraiment bien bossé ! Et puis pour eux c'était surtout un bon moyen de fédérer tous les étudiants de la fac, et surtout de montrer cette dernière...

J'ai donc passé un bon moment et je le referais si ça se représenterait !

Nous avons donc réalisé 5 répétitions, dont 2 générales, avant le tournage définitif samedi dernier. Je crois qu'il y avait environ 180 étudiants, soit plus de la moitié de la faculté, ce qui est pas mal !

La Montagne est venue réaliser un petit reportage photo lors de la dernière répétition, l'article est parue dans l'édition de ce lundi :

Article du lundi 10 octobre 2011





















Pour le tournage, je ne disposais que d'un stabilisateur (pas de bras ni de harnais), j'ai donc gagné le droit de porter 7,2 kilos à bout de bras, sympa ! Heureusement que j'ai fait un poil d'alter avant le tournage...

Rendez-vous après le 10 novembre pour la diffusion sur le net.